EDITO

Feuille de rail

A quelques jours du congrès des Régions de France à Bordeaux, la Cour des Comptes vient confirmer que le passage de 22 à 13 Régions n’est guère suivi d’économies de structure, pourtant l’une des justifications initiales de la réforme territoriale dans son volet régional.

Par contre, cette réforme n’a pas peu contribué à la déstabilisation des territoires qui ont perdu leur rang de capitale régionale.

Limoges en sait quelque chose, qui cumule avec sa rétrogradation de facto en division inférieure les joies d’être non seulement privés de grande vitesse, mais aussi de liaisons TER et inter-cités suffisantes et suffisamment cadencées pour combattre un enclavement ferroviaire criant.   

A ce sujet, chacun comprend désormais que l’enjeu ferroviaire n’est pas mince, du moins si l’on veut que le rail représente une réelle alternative à la route dans les décennies à venir.

C’est même un enjeu financier considérable, si l’on compare les coûts de réalisation / modernisation d’infrastructures routières et ferroviaires, par exemple entre Limoges et Angoulême : 900 M€ pour la 2×2 voies une fois achevée,  90 M€ pour le rail.

Au pays des économies à faire, ne cherchez plus ce qu’il reste à faire. Le nouveau ministre concerné, élu du Limousin a déjà sa feuille de route (ferrée).  

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